Suivi des mesures compensatoires en faveur de la biodiversité

Mares

Conformément aux engagements du permis et de sa politique environnementale, Renner Energies a mis en place plusieurs mesures dans une zone située à proximité du parc éolien de Gesves-Ohey afin de compenser les incidences potentielles sur les oiseaux, les chauves-souris et les batraciens qui fréquentent la plaine du parc éolien.

Ces mesures comprenaient notamment :

  • L’aménagement d'un couvert nourricier entouré de bandes enherbées, sur une superficie de 15 hectares, afin de fournir un habitat favorable et de la nourriture aux espèces agraires ;
  • La plantation de haie sur une longueur de 1 200 m afin de fournir des zones de chasse et de connexion en constituant un « réseau écologique[1] » pour les chauves-souris mais aussi pour apporter des zones de nidification potentiels pour l’avifaune ainsi que des zones de transition pour les amphibiens comme le Triton Crêté;
  • La revitalisation de deux mares situées dans le périmètre des mesures de compensation afin de fournir un point d’eau pour les populations de chauves-souris, ainsi qu’un habitat pour les amphibiens.

Suivi des mesures

Conformément à son engagement de créer des projets d'énergie renouvelable intégrés de manière durable au sein des territoires, Renner Energies a proactivement mis en place un suivi des mesures compensatoires grâce à plusieurs actions :

  • 6 relevés annuels menés par un expert ornithologique indépendant.
    Les relevés ont lieu pendant la période de nidification entre avril et juin au travers de 9 points d’écoute situé autour du parc éolien et dans les zones de mesures en faveur de la biodiversité. Afin de pouvoir comparer les résultats, la localisation et le nombre de point d'écoute sont identiques à ceux définis lors de l'étude d'incidence qui avait été réalisée en 2012[2] dans le cadre du développement du parc.
  • Suivi de la flore et la faune aquatique des mares, assuré par un expert du Département de la Nature et des Forêt de Wallonie (DNF).
    Les mares sont des espaces naturels essentiels pour de nombreuses espèces menacées, à l’instar du triton crêté. Le suivi des mares a relevé une recolonisation de cette espèce. Cela montre bien que les mesures compensatoires ont un impact positif qui va au-delà de la protection aviaire.
  • Mise en place d’un suivi de l’activité des chauves-souris au niveau de la nacelle par microphone afin de mieux comprendre leur comportement à l’approche des turbines.

Fruits de la politique environnementale de Renner Energies

Ces suivis ont été initiés en 2020 et sont reconduits chaque année. Les résultats obtenus les deux premières années sont encourageants :

  • Une densité aviaire élevée dans les mesures de compensation et un maintien de l’attractivité des mares et mesures existantes au niveau de la zone du parc. Plus d’une quarantaine d’espèces ont été observées en 2021 et 2022 dont plus de 12 définies comme agraires. Parmi les espèces présentes, on trouve le Pipit Farlouse, la Bergeronnette Printanière et l’Alouette des Champs qui ont été observées dans les mêmes proportions qu’en 2012 au niveau du parc éolien.
  • 6 espèces de chauve-souris ont été recensées. Parmi les plus représentées, on trouve la Pipistrelle commune et la Sérotine commune.
    Grâce au suivi précis de l’activité des chiroptères leur comportement est mieux compris et Renner Energies envisage d’ores-et-déjà de mettre en place des systèmes de bridage adaptés permettant de limiter encore plus les possibles impacts sur ces espèces sans pour autant impacter la production énergétique du parc.

[1] Passage reliant plusieurs espaces naturels afin de favoriser le déplacement des espèces.
[2] Par un bureau d’études indépendant CSD

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